Des routes sûres et en bon état pour préserver l'environnement
La sûreté de nos routes, la préservation de notre mobilité et le respect de notre environnement sont des questions qui, toutes, sont liées à l'état de nos routes et de nos autoroutes.
Chaque année, tout Canadien produit en moyenne cinq tonnes de gaz à effet de serre (GES), et les statistiques révèlent que 50 % environ de ces GES sont produits par les véhicules. Bien que les GES provenant des véhicules légers ne représentent que 12 % du total des GES produits par le Canada, il est toujours possible de réduire significativement ces émissions, en particulier lorsqu'on connaît la part de celles-ci qui est due au mauvais état des routes.
Le Réseau routier national (RRN), par exemple, représente l'épine dorsale du système de transport au Canada. Il comprend quelque 38 000 km de routes et autoroutes, et il véhicule 25 % de la circulation au pays. Malheureusement, comme la majeure partie de notre infrastructure routière, le Réseau routier national fait l'objet d'un entretien essentiellement aléatoire, de sorte que d'importantes sections du Réseau sont dans un état désuet et inadapté aux besoins des automobilistes d'aujourd'hui.
Le fait de réduire la congestion routière et d'améliorer la circulation sur le RRN aurait une incidence positive sur l'environnement, entre autres parce qu'on réduirait alors la consommation d'essence d'environ 236 millions de litres par an.
Quel est le rapport entre l'état des routes et l'environnement?
L'inefficacité des routes et des autoroutes favorise la congestion et les embouteillages, particulièrement aux heures de pointe, à proximité des frontières et lors de la réduction du nombre de voies (en raison de travaux ou du tracé même de la route). La congestion entraîne la production de quantités supplémentaires de GES puisque les voitures freinent à répétition et que les moteurs tournent au ralenti. Lorsque la circulation est fluide, les voitures circulent à des vitesses optimales, donc elles consomment moins d'essence et les GES sont émis en quantités moindres.
L'amélioration de l'état des routes constitue-t-elle la solution unique? En fait, le Canada doit se doter d'une planification à long terme et réserver des fonds à l'entretien des routes pour assurer que notre réseau routier soit sécuritaire et bien entretenu. Toutefois, il existe bon nombre d'autres solutions qui peuvent permettre de réduire l'influence que l'homme exerce sur l'environnement. Par exemple, la conduite écologique est une solution que chacun peut mettre en œuvre à titre individuel et ainsi faire sa part pour la protection de l'environnement.
Les technologies aussi ont un rôle à jouer
La mise en œuvre d'initiatives comme les STI (systèmes de transport intelligents), qui améliorent la fluidité de la circulation, a été identifiée par la Table des transports nationaux sur les changements climatiques comme « l'une des mesures les plus prometteuses » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Bon nombre de routes ne sont tout simplement pas adaptées au volume de véhicules qui y circulent aujourd'hui. On assiste alors à un accroissement de la congestion routière et à une détérioration de l'état des routes. Les STI peuvent contribuer à fluidifier la circulation et à améliorer la mobilité dans les corridors les plus achalandés. En combinant stratégies de gestion et technologies de l'information (ordinateurs, moyens de télécommunication, technologies de détection et de contrôle), on peut améliorer la sécurité et l'efficacité du transport terrestre.
En accroissant la part des technologies et de l'innovation, et en créant un réseau routier plus sûr, nous ferons du Canada un chef de file dans ce domaine.
Pour obtenir davantage d'information sur la façon dont l'amélioration de l'état des routes et de la sécurité du réseau peut avoir une incidence positive sur l'environnement, nous vous invitons à explorer les documents ci-joint : En route vers un environnement et un avenir sains et Les routes en déroute.