Définitions
L'abécédaire de l'efficacité énergétique et des émissions des automobiles mentionne de nombreux termes, concepts et objets scientifiques. Cette page fournit des renseignements complémentaires et les définitions de ces éléments divers.
Pluies acides
Monoxyde de carbone
Dioxyde de carbone (CO2)
Principaux contaminants atmosphériques (PCA)
Économie de carburant
Consommation de carburant
Effet de serre
Oxydes d'azote
Oxydes de soufre (Sox)
Matières particulaires (MP)
Smog
Composés organiques volatils (COV)
Pluies acides – La pluie normale se transforme en « pluie acide » en raison des polluants que les activités humaines (et certains processus naturels) libèrent dans l'atmosphère. Deux polluants sont principalement à l'origine des pluies acides : le dioxyde de soufre (SO2) et les oxydes d'azote (NOx). Ces polluants sont tous deux des émissions provenant de l'échappement d'un véhicule. La pluie peut devenir si acide qu'elle nuit à l'environnement une fois tombée au sol.
Monoxyde de carbone (CO) – Le CO est un gaz toxique, incolore et inodore, qui se forme dans le moteur en raison d'une combustion incomplète. Dans le corps humain, le CO réduit la capacité du sang à transporter l'oxygène à partir des poumons. Cette émission potentiellement mortelle est dangereuse pour la santé de tous, mais les personnes souffrant d'affections cardiaques sont les plus vulnérables à ses effets. D'autres groupes à haut risque comprennent les femmes enceintes (avec leur foetus), les nourrissons, les enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant d'anémie et d'affections respiratoires ou pulmonaires. En 2006, les véhicules légers représentaient 34 % des émissions nationales totales de CO au Canada.
Dioxyde de carbone (CO2) – Le CO2 est un gaz à effet de serre (GES) qui reste dans l'atmosphère pendant environ 150 ans. En raison des grandes quantités de CO2 émises dans le monde par la combustion de combustibles fossiles, tels l'essence et le diesel, les GES constituent la principale cible des efforts internationaux visant à réduire les taux de concentration atmosphérique et à diminuer les répercussions négatives des changements climatiques. Le dioxyde de carbone est également l'émission la plus significative des véhicules en termes de poids. Une voiture moyenne produit environ deux à trois fois son poids de CO2 par an. Chaque année, les véhicules légers (une catégorie qui comprend les voitures de tourisme, les camionnettes, les véhicules utilitaires sport (VUS), les fourgons et les fourgonnettes) représentent environ 12 à 13 % des émissions de CO2 au Canada.
Principaux contaminants atmosphériques (PCA) – Les PCA sont un groupe de composés chimiques produits par les automobiles et qui peuvent avoir des répercussions graves sur la santé humaine. Ces émissions sont toxiques, contribuent à la formation du smog, ou les deux; elles sont également appelées polluants atmosphériques. Il s'agit notamment du NOX, des COV, du CO, du SOx et des MP.
Économie de carburant - milles parcourus par gallon consommé
Consommation de carburant - litres consommés par centaine de kilomètres
Effet de serre – « l'effet de serre naturel » est ce qui permet à la vie sur terre de se développer. Certains composés chimiques de l'atmosphère de la terre agissent comme des « gaz à effet de serre », en absorbant l'énergie réfléchie de la surface de la terre et en piégeant une partie de la chaleur dans l'atmosphère, ce qui réchauffe alors la surface de la terre à une moyenne de 14 oC. Toutefois, toute modification des concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère affectera la quantité d'énergie stockée dans l'atmosphère et brisera l'équilibre du système climatique mondial. Lorsque la quantité de dioxyde de carbone augmente, un excès de chaleur est piégé dans l'atmosphère, ce qui provoque un « effet de serre accru » qui fait augmenter la température à la surface de la terre.
Oxydes d'azote – Dans les conditions de pression et de température élevées d'un moteur typique, l'azote et l'oxygène présents dans l'air (qui est aspiré dans le moteur) se combinent pour former des oxydes d'azote (NOx). Le carburant n'est pas directement la cause de la formation de NOx : c'est plutôt la chaleur produite par la combustion du carburant qui conduit l'azote et l'oxygène à se combiner. Parmi les arrangements chimiques des oxydes d'azote se trouvent notamment le monoxyde d'azote (NO), le dioxyde d'azote (NO2) et l'oxyde de diazote (N2o). Le NO et le NO2 sont des polluants atmosphériques, alors que le N2o est un puissant gaz à effet de serre. Le NO et le NO2 réagissent avec les COV sous l'effet de la lumière du soleil et de la chaleur pour former de l'ozone troposphérique (O3) et jouent un rôle dans la formation de fines matières particulaires, ou MP (traitées à la page suivante). Ils peuvent également s'associer à la vapeur d'eau pour former de l'acide nitrique qui contribue aux pluies acides.
Le NO2 irrite les poumons, affaiblit la fonction respiratoire (y compris en cas d'exposition de courte durée) et abaisse la résistance aux infections respiratoires. Chez les enfants et les adultes souffrant d'une affection respiratoire, le NO2 peut provoquer des symptômes comprenant la toux, une respiration sifflante et un essoufflement. En soi, le N2o ne contribue pas à la mauvaise qualité de l'air, mais il s'agit d'un GES puissant. Avec près de 300 fois le potentiel de réchauffement global du CO2, le N2o reste dans l'atmosphère pendant environ 100 ans. En 2006, les véhicules légers représentaient 8 % des émissions nationales totales de NOx au Canada.
Oxydes de soufre (Sox) – Dans les conditions de pression et de température élevées d'un moteur automobile typique, le soufre présent dans le carburant et l'oxygène de l'air se combinent pour former du SOx. L'arrangement chimique le plus préoccupant est le dioxyde de soufre (SO2). Le SO2 contribue à la formation de fines MP. Il s'agit donc d'un polluant formateur de smog. L'exposition au SO2 entraîne des irritations oculaires, un essoufflement et un affaiblissement de la fonction respiratoire. S'associant à des molécules d'eau pour former de l'acide sulfurique, le SO2 est l'un des polluants les plus persistants. Il contribue de façon importante aux pluies acides, aux neiges acides ainsi qu'aux brouillards acides qui nuisent aux écosystèmes et aux environnements urbains. Le SOx peut également perturber le bon fonctionnement du système de traitement secondaire des émissions d'un véhicule (à savoir, le pot catalytique) et, par conséquent, réduire sa capacité à diminuer d'autres émissions nocives telles les HC, le CO et les NOx. En 2006, les véhicules légers représentaient moins de 0,1 % des émissions nationales totales de SOx au Canada.
Matières particulaires (MP) – Les MP sont émises directement par les tuyaux d'échappement des automobiles sous forme de résidus microscopiques de carbone (un produit de la combustion du carburant) et de gouttelettes liquides. Les particules sont mesurées par leur diamètre. Leur taille est comprise entre 0,005 et 100 microns (un micron représente un millième de millimètre ou 1/50ème de l'épaisseur d'un cheveu humain moyen). Certaines MP sont visibles, telles la fumée noire souvent observable à l'échappement des camions diesel. Ces particules peuvent être assez grandes pour se retrouver piégées par les filtres du corps humain que sont le nez et la gorge, ce qui limite leur danger potentiel pour la santé. Des particules plus petites, mesurant moins de 10 microns (MP10) sont invisibles et peuvent être inspirées dans les poumons. Les particules mesurant moins de 2,5 microns (MP2,5) sont en mesure de descendre profondément dans les poumons. Plus la particule est petite, plus elle est à même de pénétrer profondément dans les poumons et, en théorie, plus les dommages qu'elle peut causer sont importants. La toxicité et la carcinogénicité des MP peuvent varier en fonction de leur source et de leur composition. D'autres éléments chimiques toxiques peuvent adhérer à de fines MP, ce qui aggrave leur dangerosité puisqu'ils sont transportés profondément dans les poumons et, de là, peuvent passer dans la circulation sanguine. Selon l'Ontario Medical Association, des études ont montré que les fines MP sont associées à des maladies cardiovasculaires et peuvent déclencher des crises cardiaques. Les MP entrent également dans la composition du smog. On soupçonne qu'elles ont un impact secondaire sur la tendance au réchauffement global, car elles reflètent, absorbent et diffusent le rayonnement solaire. En 2006, les véhicules légers représentaient moins de 0,5 % des émissions nationales de MP2,5 et MP10 au Canada.
Smog - Le smog se forme dans la basse atmosphère, juste au-dessus de la surface de la terre, lorsque diverses sources libèrent des polluants formateurs de smog (MP, NOx, COV, SO2 et CO) dans l'atmosphère. Sous l'effet de la chaleur et de la lumière du soleil, des réactions chimiques interviennent entre ces polluants, qui forment de l'ozone troposphérique (O3), l'un des composants majeurs du smog. Lorsqu'il est inhalé, le smog peut être nocif pour la santé humaine. Les effets préjudiciables à court terme vont d'une irritation des yeux, du nez ou de la gorge à un affaiblissement de la fonction pulmonaire. Le smog peut également aggraver des maladies respiratoires ou cardiaques et, dans certains cas, entraîner un décès prématuré. De récentes études de santé laissent penser qu'il n'existe pas de niveau d'exposition au smog dépourvu de danger, et que des conséquences sanitaires négatives sont associées à des niveaux très bas d'exposition, même chez des individus sains. L'Ontario Medical Association estime que plus de 9 500 habitants de l'Ontario décèdent prématurément chaque année des effets du smog. De surcroît, chaque année, environ 16 000 habitants de l'Ontario sont admis à l'hôpital suite à une exposition au smog, et 60 000 personnes affectées se rendent aux urgences. Outre leur contribution à la formation du smog, certains de ces polluants peuvent avoir des effets négatifs directs sur la santé humaine, et sont donc appelés des toxiques atmosphériques.
Composés organiques volatils (COV) – Les COV sont définis comme étant « volatils » car ils s'évaporent facilement et rapidement dans l'atmosphère. Il existe plusieurs milliers de COV de types différents émis dans l'atmosphère par tout un éventail de sources naturelles et humaines. Certains d'entre eux sont nocifs, d'autres pas. Les COV réagissent également au contact du monoxyde d'azote (NO) et du dioxyde d'azote (NO2) en présence de lumière et de chaleur pour former l'ozone troposphérique (O3). L'O3 est considéré comme un sous-produit des émissions automobiles (et de nombreuses autres sources d'émissions non automobiles). Il est toxique et constitue également un composant majeur du smog. Les COV émis par les moteurs de véhicules automobiles sont également appelés des hydrocarbures (HC) car il s'agit principalement de combustibles hydrocarbures imbrûlés. L'essence et le diesel sont des mélanges complexes de différents types de molécules d'hydrocarbure, dont certaines sont nocives et peuvent se retrouver dans les émissions à l'échappement, telles le benzène (H6C6) et le formaldéhyde (HCHO). De tels COV peuvent s'avérer toxiques (même à faible dose), perturber les fonctions cérébrales ou être cancérigènes. Autre hydrocarbure émis par les moteurs des véhicules automobiles, le méthane (CH4) n'est pas très réactif et ne contribue donc pas à la formation du smog comme d'autres types de COV. Il s'agit toutefois d'un GES très puissant, avec un potentiel de réchauffement global plus de 20 fois supérieur au CO2 et qui reste dans l'atmosphère pendant environ 12 ans. En 2006, les véhicules légers représentaient 0,75 % des émissions nationales totales de COV au Canada.



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