Changements liés au vieillissement

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À mesure que nous vieillissons, nos capacités physiques et mentales changent, et certains de ces changements – sur le plan de la vision, de l’ouïe et de la capacité à réagir rapidement, par exemple – peuvent avoir une incidence sur notre conduite.

Ces changements se produisent généralement très lentement : il est donc important de les reconnaître le plus tôt possible et de les évaluer régulièrement afin de comprendre comment ils influencent notre capacité à conduire pour ensuite prendre des mesures pour continuer à conduire en toute sécurité.

Il y a divers changements causés par l’âge

La CAA a rassemblé ici de l’information et des outils qui proviennent de différents experts, y compris de l’Association médicale canadienne et de Santé Canada, et qui expliquent les changements qui se produisent avec l’âge et comment ceux-ci peuvent influencer la conduite. La section suivante contient de l’information et des outils qui peuvent aider les automobilistes à compenser ces changements.

Nous vous invitons aussi à regarder une vidéo d’information créée par la CAA qui porte sur certains des changements physiques et mentaux qui se produisent avec l’âge.

La vision

Il est crucial d’avoir une bonne vision afin de pouvoir conduire en toute sécurité.

Avec l’âge, divers changements viennent modifier nos facultés visuelles, et bon nombre peuvent affecter notre conduite, par exemple l’augmentation de la quantité de lumière nécessaire pour voir clairement, le rétrécissement de notre champ de vision et la diminution de notre capacité de concentration. Afin de vous aider à mieux comprendre ces changements, la CAA a élaboré des outils et de l’information à ce sujet.

Conduire la nuit

Dans plusieurs provinces, les conducteurs de 80 ans et plus sont tenus de passer périodiquement des examens de la vue pour pouvoir renouveler leur permis de conduire (pour en savoir plus sur la réglementation en vigueur dans votre province, cliquez ici). Toutefois, même si un conducteur arrive à voir clairement au bureau de l’ophtalmologiste et passe ainsi un examen de la vue avec succès, sa capacité à voir dans l’obscurité peut être diminuée : il est donc important de prendre des mesures afin de s’assurer de pouvoir conduire de façon sécuritaire la nuit, tel qu’il est expliqué dans la vidéo qui suit.

Les changements liés au point focal et au champ de vision

Avec l’âge, il est souvent nécessaire d’avoir recours à des verres correcteurs ou à une chirurgie au laser afin de maintenir une bonne vision.

Si vous éprouvez des problèmes avec votre vision et remarquez un changement dans ce que vous voyez lorsque vous conduisez, il est important que vous alliez vous faire examiner par un professionnel afin de déterminer s’il y a présence de myopie ou d’hypermétropie.

L’âge affecte également notre champ de vision et la distance jusqu’où nous pouvons voir clairement. L’outil qui suit illustre de quelle manière des changements à notre champ de vision peuvent influencer notre capacité à voir un danger potentiel sur la route.

La quantité de lumière nécessaire à la vision

Au fil des ans, nos pupilles rétrécissent et ne se dilatent plus autant dans l’obscurité, ce qui rend la vision de nuit plus difficile. Ce changement peut influencer notre capacité à bien voir les piétons, les panneaux de signalisation rétroréfléchissants et les marques sur la chaussée, et il peut même venir gêner notre capacité à gérer l’éblouissement. Utilisez l’outil qui suit pour constater qu’un conducteur de 60 ans a besoin de trois fois plus de lumière pour voir aussi clairement dans l’obscurité que lorsqu’il avait 20 ans.

Autres problèmes de vision fréquents

Voici pourquoi il est essentiel de passer un examen annuel de la vue :

  • Avec l’âge, notre vision subit des changements qui se produisent peu à peu et qui peuvent donc être difficiles à déceler.
  • Il est important de s’assurer que notre prescription de verres correcteurs est à jour.
  • Un examen annuel permet de vérifier si l’on est atteint d’affections oculaires courantes liées au vieillissement telles que le glaucome, la dégénérescence maculaire et la cataracte.
  • Une intervention médicale peut contribuer à traiter ces affections et aider à maintenir une bonne vision.
  • On peut s’assurer que notre vue est suffisamment nette pour nous permettre de continuer à conduire en toute sécurité.

Affections oculaires courantes

Le glaucome se développe lorsque la pression à l’intérieur de l’Å »il est trop élevée, causant la destruction des nerfs de la rétine. Si ce problème n’est pas traité rapidement, il peut causer une perte partielle ou totale de la vue. Puisque la plupart des gens ne présentent pas de symptà´mes précoces, il est important de subir régulièrement des examens de la vue. Ce problème est traité à l’aide de gouttes, de médicaments ou d’une chirurgie.

On parle de cataracte lorsqu’un secteur de l’oeil est graduellement brouillé (opacification), ce qui empêche la lumière d’atteindre la rétine. Cette opacification peut vous empêcher de lire ou de conduire à moins de vous faire enlever la cataracte. Cette affection est plutà´t courante et peut être efficacement traitée par chirurgie de nos jours.

La dégénérescence maculaire survient lorsque la macule (la partie centrale de la rétine responsable de la mise au point) est endommagée. Elle peut être causée par plusieurs facteurs, dont l’âge, et entraîne une perte permanente de la vision centrale. Des examens de la vue réguliers permettent de détecter rapidement cette maladie. Des traitements au laser peuvent en ralentir la progression.

Par ailleurs, l’Association médicale canadienne, dans son guide Évaluation médicale de l’aptitude à conduire, nous informe que la sensibilité au contraste, soit la mesure dans laquelle on peut voir des détails à de faibles degrés de contraste (p. ex. lorsque l’éclairage est tamisé), peut aussi avoir une incidence sur notre capacité à conduire :

Sensibilité au contraste : Les personnes dont la sensibilité au contraste est réduite peuvent avoir de la difficulté à conduire même si elles ont une bonne acuité visuelle. On ne sait toutefois pas pour l’instant à quel niveau la diminution de cette sensibilité constitue un risque inacceptable pour la conduite automobile. Une perte de sensibilité au contraste peut être associée au vieillissement, à une cataracte, à une chirurgie réfractaire et à d’autres troubles oculaires.

L’ouïe

Nous savons tous que notre ouïe contribue de façon importante à notre capacité à conduire prudemment.

Voici quelques-uns des symptà´mes associés à la perte auditive :

  • Éprouver de la difficulté à entendre dans des endroits bruyants (sur la route, par exemple).
  • Avoir de la difficulté à différencier les sons aigus (comme les sirènes des véhicules d’urgence) les uns des autres.
  • Éprouver plus de difficulté à entendre les voix d’hommes que celles de femmes.
  • Avoir l’impression que la voix des gens change, qu’ils marmonnent et n’articulent pas.
  • Entendre un bourdonnement ou un silement dans ses oreilles.

Si un conducteur croit avoir subi une perte d’audition, il est important qu’il prenne des mesures afin de continuer à conduire en toute sécurité. Il existe de nombreux moyens efficaces de contrer la perte de l’audition liée à l’âge, y compris la chirurgie ou simplement le port d’un appareil auditif – et aujourd’hui, beaucoup de prothèses auditives sont très petites, donc pratiquement invisibles. Pour en savoir plus sur les prothèses auditives et lorsqu’il est nécessaire d’en envisager une, la Société canadienne de l’ouïe vous offre des renseignements ici.

La motricité et le temps de réaction

Avec l’âge, notre temps de réaction tend à augmenter, ce qui rend plus difficile la gestion des situations de conduite dangereuses, par exemple lorsqu’un automobiliste nous coupe de façon inattendue.

Un temps de réaction plus lent peut être causé par une diminution de la motricité – un effet secondaire fréquent causé par les maladies associées à l’âge, comme l’arthrite – et par une réduction de la capacité de concentration.

L’Association médicale canadienne, dans son guide Évaluation médicale de l’aptitude à conduire, dit ce qui suit au sujet de l’arthrite, des autres douleurs musculosquelettiques et de l’ankylose :

L’arthrose ou l’arthrite inflammatoire peuvent causer de la douleur de même qu’une perte de force musculaire, d’amplitude de mouvement et de fonctionnalité des articulations atteintes. Les personnes qui ont de l’arthrite peuvent avoir de la difficulté à tourner la tête pour effectuer des vérifications de sécurité à cause de la douleur et de la raideur de la colonne cervicale et thoracolombaire. L’arthrite inflammatoire peut causer une douleur persistante et réduire l’amplitude des mouvements dans de multiples articulations, y compris le genou, la cheville, la hanche, l’épaule, le coude, le poignet et la main.

Il faut empêcher une personne de conduire si la douleur a un effet négatif sur sa capacité à conduire en toute sécurité et si elle n’a pas l’amplitude de mouvement ou la force nécessaires pour exécuter les gestes coordonnés requis. Il est toutefois possible de surmonter la plupart de ces difficultés par de simples modifications du véhicule ou en adaptant sa technique de conduite. En cas de préoccupations, il faut demander à la personne de faire évaluer son aptitude à conduire par un examinateur agréé.

Il est essentiel d’être en mesure de gérer efficacement les situations dangereuses sur la route :

  • Ne conduisez pas si la douleur nuit à votre capacité à réagir rapidement.
  • Ne conduisez pas si vous avez l’esprit ailleurs – il faut veiller à garder une bonne concentration en tout temps et à éviter les distractions au volant.
  • Effectuez l’évaluation interactive des compétences de conduite si vous croyez que votre motricité et votre temps de réaction ont diminué au point d’avoir une incidence sur votre capacité à conduire en toute sécurité.

Association médicale canadienne. Évaluation médicale de l’aptitude à conduire – Guide du médecin, 8e éd., section 21, Ottawa, Association médicale canadienne (AMC), 2012. Modifié et utilisé avec l’autorisation de l’AMC; reconnaissance particulière accordée au Dr Cabana. L’AMC ne peut aucunement être tenue responsable de quelque faute que ce soit découlant d’erreurs ou d’omissions liées à l’utilisation de l’information présentée. Pour photocopier cette section, il faut d’abord en demander l’autorisation à Access Copyright aux coordonnées suivantes : 1, rue Yonge, bureau 800, Toronto (Ontario) M5E 1E5; T : 416-868-1620; C : permissions@accesscopyright.ca.